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de Melchior Nsavyimana

La mise en place ce Mercredi 3 Décembre 2014 de la « Commission Vérité et Réconciliation » au Burundi est une nouvelle page dans l’histoire de ce pays qui a été secoué par des guerres civiles et massacres dès son accession à l’indépendance le Ier Juillet 1962. Dotée d'un mandat de 4 ans, la CVR aura la lourde tâche de faire la lumière sur les différents massacres interethniques commis depuis l’indépendance en 1962 à 2008, date de signature du cessez-le-feu avec la dernière rébellion du pays, d’établir les responsabilités et, promouvoir le pardon et la réconciliation.

Malgré le boycott de cette plénière par des députés du principal parti tutsi du Burundi, l’Uprona,  la mise à la tête de cette toute nouvelle commission Vérité et Réconciliation deux personnalités de premier plan, très respectées et qui font l’unanimité au-delà de leurs groupes ethniques doit-être vu comme un bon départ pour le succès de la commission.
PHOTOS RESIDENT CVR BURUNDI 001-1 0En effet, pour la réussite d’une commission de ce genre, la figure des représentants est très importante. Par exemple, la création, en 1993, de la commission Vérité et réconciliation qui a sans doute contribué à épargner un bain de sang en Afrique du Sud a eu du succès grâce aussi à la figure de son président. La personnalité de Mgr Desmond Tutu, archevêque anglican de Johannesburg, prix Nobel de la paix, qui l’a présidée, n’est évidemment pas étrangère à la réussite de cette expérience d’amnistie.
Pour cette élection, on peut tirer deux analyses :
D’un côté, le choix des personnalités comme  Mgr Jean-Louis NAHIMANA et Mgr Bernard NTAHOTURI respectivement comme président et vice-président  explique la maturité des représentants du peuple par son choix des personnalités capables par leurs expériences de garantir la neutralité et l’autorité auprès des burundais. En outre, dans un climat de tension actuelle entre différents groupes politiques et la majorité absolue que représente le parti au pouvoir (CDD-FDD)  au sein du parlement, le choix de ces personnalités expriment les attentes de la part des représentants du peuple envers cette commission.
De l’autre côté, pour quelqu’un qui connait l’histoire du Burundi, cette mission est très difficile à accomplir comme l’a déclaré Mgr Jean-Louis NAHIMANA lors de sa sortie des hémicycles qui a montré la grandeur de la mission: «« C’est une tâche très lourde. La génération actuelle nous avons une grande responsabilité. C’est à nous de rompre ce cycle de violence et pour y arriver, il faut que la lumière soit faite sur tout ce qui s’est passé dans ce pays ».
 En effet, toutes les analyses et rapport faites sur le conflit au Burundi, n’ont jamais été accepté à l’unanimité par les burundais suite à leurs subjectivités dans l’établissement des faits et responsabilités.
Dans ce sens l’une des nouveautés attendues de cette commission est sa subjectivité que d’avance semble garantir ces deux personnalités qui sont à la tête de la commission du moins si on se réfère à leurs expériences personnelles et aux services qu’elles ont rendues au peuple Burundais.
En outre, la commission a aussi des atouts qu’elle pourra exploiter en faveur de son succès:
-    Elle pourra exploiter la crédibilité des responsables de la commission. cela permettra attirer la participation de tous les citoyens burundais et leurs collaborations volontaires dans ce processus.
-    Elle  pourra s’appuyer aussi sur le pas déjà franchit par les confissions religieuses dans le cadre de réconcilier le peuple Burundais. Ici on peut parler des assises diocésaines organisées par l’Eglise Catholique et autres expériences réalisées par différentes organisations qui œuvrant pour la paix et réconciliation au Burundi.
-    Le désir qu’ont manifesté le peuple burundais dans la réconciliation à travers l’accueil, l’assistance des refugiés et déplacées sans distinction ethnique ; le changement de mentalité de la jeunesse burundaise qui a rompu les frontières établies par ses parents en ré inaugurant de nouveau le mariage interethnique servira de pierre angulaire pour réconcilier le peuple Burundais.

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